MiC-MaC à la FaC - Pour faire plairiSe à EliSe












Rien que toi. Rien que pour toi.

MiC-MaC à la FaC





AtElieR d'EcRiTuRe - Maigrette se lève tôt*


A l'heure où je devrais travailler sur le blog qui nous préoccupe toutes pour le cours de multimédia, je suis encore en train de rêvasser sur nos Lettres en Oeuvres pas très à l'oeuvre.
Les cloches grasses de l'Eglise de la Marne* sonnent les Vêpres*... Il est 19h; la lumière décline peu à peu à mesure que le soir tombe, emportant dans son étreinte froide les derniers ébats des Anciens, foulques, ragondins et grenouilles à graaande bouche*.
Maigrette attend, écoute; le vol furtif* des libellules, la valse lente des tortues, le dernier chant des cygnes... Elle ne pensait pas retrouver ce fourmillement de sensations, intact, après tant d'années. Elle attend sur le pont du Moulin, appuyée comme autrefois sur le garde-fou, face au courant; la vue n'a pas changé; la dernière fois il faisait déjà noir. Un été brûlant, une nuit glaciale. Les lumières du pont vont bientôt s'allumer, de grands points bleus dans lesquels se reflèteront les grands chemins de la Voie Lactée.
Maigrette cherche machinalement une cigarette dans la poche de son blouson. Une vieille habitude, une saloperie* attrappée lorsqu'elle était étudiante, et que les filles sortaient leurs clopes à chaque instant; elle n'avait pas résisté longtemps. Depuis l'habitude s'était fixée, installée, et rien ne pouvait en venir à bout. Au début la nicotine* la rendait nerveuse, agitée, électrique; aujourd'hui elle lui laissait seulement une trace amère dans la gorge, et le goût d'un vieux souvenir que l'on tente d'oublier.
Un brasier de plus dans cet univers qui s'assombrit; un minuscle point rouge qui se mêle aux étoiles mourantes.
Elle se concentre sur ce point; au moins ainsi n'a-t-elle pas à penser au petit bout de papier finement plié enfoui dans l'autre poche, sur lequel une écriture tendrement maladroite, dangereusement familière, s'est hasardée à lui dire:

Sur le pont... Ne te retourne pas.
Maigrette prend une dernière bouffée de sa cigarette, l'écrase sur le bois humide, et la jette dans les eaux vaseuses de la Marne. Demain, elle se lève tôt.


*Eglise de la Marne: invention de l'auteur [dont la demeure se trouve en bords de Marne].
*Vêpres: office religieuse catholique qui a lieu lorsque le soir tombe.
*Ebats: mouvements, jeux.
*Foulques, ragondins et grenouilles à graaande bouche: faune commune sur les bords de Marne, quoique les grenouilles à grande bouche sont encore assez rares; on a pu recenser pour l'heure un seul individu de l'espèce, caché(e) dans les roseaux bien évidemment.
*Furtif: ici dans le sens de rapide.
*Saloperie: fam. pour "vilaine habitude".
*Nicotine: autre terme pour Fanny Marchmal; désigne une substance excitante et toxique; synonymes: caféine, amphétamines, cocaïne, héroïne.

*Le titre, "Maigrette se lève tôt", est librement inspiré d'une intervention mémorable de Mademoiselle Elise Storme en cours de Lecture, préparation de copies et corrections en date du 22 Octobre 2008; nous avons décidé ici de lui faire hommage.

Il manque encore une photo...

Oh toi, Grenouille à grande bouche, Mitrailleuse de la photo, il nous manque une photo qui pourrait être en tête de ce blog... Une photo de classe, de nous quinze réunies, un peu délirante et reflétant l'ambiance souriante de cette promo...
Qu'en penses-tu?
A malentendu salut!!

Le Livre Demain

http://www.laviedesidees.fr/+-Le-livre-demain-+.html
http://www.laviedesidees.fr/La-diversite-editoriale-est-elle.html

Petite immersion dans ce qui a fondé le paysage éditorial de grande échelle actuel, et dans ce que l'avenir nous réserve à nous! Ouvrez tout grand vos oreilles en cours de MuLtiMéDiA!

Délégué(e)s de classe

Ne perdons pas de vue que nous devons choisir deux déléguées pour notre classe le plus tôt possible!
On sait déjà que Céline ne voudra pas être déléguée officielle, mais nous pouvons la déclarer consultante, ainsi que Laura, puisqu'elles font si bien partie des murs... ;) Elles seront certainement capables de débrouiller un certain nombre de problèmes en aidant les déléguées avec l'administration; sauf si Laura songe à se présenter?
Et parmi les autres? Y en a-t-il que cela amuse?
Sachez que pour ma part ça me plairait. Comme vous pouvez le voir j'ai très envie de m'impliquer dans notre vie de classe, de vous connaître toutes, et de faire en sorte que tout soit pour le mieux (dans le meilleur des mondes).
En attendant, toutes les discussions à ce sujet sont ouvertes: vous n'avez plus qu'à vous en donner à coeur joie!

Force de frappe de Richard Ford

Je vous fais part d'une petite réflexion qui m'est venue à la lecture de l'article qui suit, extrait du magazine "Lire" d'octobre 2008.
http://www.lire.fr/entretien.asp/idC=52828/idR=201/idG=4


Je connais un peu cet auteur car il a écrit un certain nombre de nouvelles et d'histoires qui entrent dans les canons de l'Ecole du Montana (pour celles qui ne le savent pas encore c'était mon sujet de mémoire), mais le débat qui nous occupe ici est ailleurs.
Une interview littéraire; un entretien avec un "géant des lettres américaines"; on lit la première question: "Quel genre d'homme est Frank Bascombe?"; oui pourquoi pas; c'est une façon de commencer.
On admire bien évidemment la réponse de l'écrivain, parce que c'est un écrivain et qu'un écrivain a toujours une réponse brillante au bout de la plume ou, en l'occurrence, de la langue. Même quand la question, elle, n'est pas brillante.
Puis les questions s'enchaînent, sur l'intrigue du roman, sur la vie de l'auteur, sur la vie en général... on s'éloigne de plus en plus de la question brillante qui sauverait un peu l'entretien. L'écrivain peu à peu s'irrite, témoigne de son exaspération:

Vingt ans après sa première apparition, Frank Bascombe semble plus apaisé, moins pessimiste. S'est-il, avec l'âge et la maladie, réconcilié avec lui-même?
R.F.: Si je répondais à cette question de la façon dont vous l'avez posée, ce serait presque comme si je croyais que Frank était une vraie personne...

Et ce n'est pas le cas?
R.F.: Non. Non. Non. Frank Bascombe est un personnage de fiction. Je veux dire par là qu'il n'existe pas autrement qu'avec les mots que je lui prête. Je ne me préoccupe donc pas de son état psychologique d'un livre à l'autre: je n'ai pas écrit une série, où le personnage évoluerait selon une logique liée à son âge ou à sa psychologie, mais trois romans très différents.

Mais il est coincé, l'interviewer a sa liste de questions bêtes à poser, il ira jusqu'au bout.

Et puis on y vient; pas à la question brillante, il n'y en a aucune; mais au détour d'une question (peut-être un peu moins sotte que les autres), l'écrivain enfin reprend ses droits, retrouve sa verve, et décoche un coup avec une telle force de frappe que l'interviewer est dans les cordes:
Un écrivain a besoin de silence. D'un bureau. Et d'un Bic.

Votre style est très...
R.F.: Je vous arrête tout de suite: je ne crois pas au style.

Que voulez-vous dire?
R.F.: L'autre jour, j'écoutais à la radio une interview de l'architecte français Jean Nouvel. Il a dit quelque chose qui me semble superbe: «Je ne veux pas créer des bâtiments qui ont une signature.» Eh bien, moi, c'est pareil: je ne veux pas écrire d'histoires qui ont une signature. Rien ne me dérangerait plus que si l'on disait d'un de mes livres: ça ressemble à du Richard Ford. Non, je veux écrire une histoire qui soit un genre particulier d'histoire puis, le lendemain, écrire une histoire qui relève d'un autre genre et ainsi de suite. J'ai écrit des romans qui se ressemblent parce que le narrateur est le même, mais je ne crois pas que l'on puisse trouver une unité de style entre Un week-end dans le Michigan, Indépendance et L'état des lieux.

Non, justement. D'où ma question sur votre style...
R.F.: Que je vous empêche de poser puisque je ne crois pas au style. Le style, en littérature, c'est comme un toit doré sur votre maison: vous ne le dépassez jamais. Je ne veux rien qui puisse me retenir de faire ce que je veux faire. Or le style, si par malheur vous en avez un, vous retient.

Rien de tel qu'une bonne petite mise au point. Car je trouve cela assez irritant de voir qu'en face d'un écrivain, quel qu'il soit (mais d'autant plus un écrivain tel que Richard Ford), l'interviewer cherche absolument à ramener l'oeuvre à des sentiers battus et rebattus, à des questions d'ordre pseudo-psychologisants, à de grandes réflexions comme "mais qu'attend-il, alors, de la vie?", ou l'art de perdre une bonne occasion de se taire. L'art surtout de passer à côté d'un homme qui ne manque pas de choses brillantes à dire, encore faut-il témoigner d'un peu d'éclat soi-même car à mon sens la brillance appelle la brillance... pas la médiocrité.
Enfin le coup final est porté au moment où, après avoir déjà vu 36 chandelles, l'interviewer s'emmêle quelque peu les pinceaux et en arrive à se contredire de façon monumentale:
Frank Bascombe est-il Richard Ford?
[...] (L'auteur répond que non)
Une chose intrigue: vous avez inventé un personnage qui vit en banlieue, a divorcé deux fois, a perdu un fils, a eu deux autres enfants, a abandonné l'écriture roma-nesque pour devenir journaliste puis agent immobilier, se retrouve avec un cancer, se fait tirer dessus dans la rue... Or vous vivez loin de la banlieue et avec la même femme depuis quarante-quatre ans, vous avez fait le choix de ne pas avoir d'enfants et n'avez donc pas connu le deuil du fils, vous n'avez pas arrêté l'écriture après avoir publié un recueil de nouvelles, il semblerait que vous n'ayez pas de cancer et vous ne vous êtes pas fait descendre à coups de fusil...
Et après cela, on se demande encore si Frank Bascombe est Richard Ford??

Mais ce qui ressort de tout cela à mon avis ce n'est pas tant le ridicule de l'interviewer que la force des réponses de l'écrivain. On n'est pas forcément d'accord avec ce qu'ils en disent (je regrette mais pour ma part je vois du Richard Ford dans Wildlife et je retrouve ce même Richard Ford dans Rock Springs, et j'irais même encore plus loin! je retrouve aussi du James Welch, et du Jim Harrison, et du Norman McLean, et d'autres encore, qui ne manquent pas de style non plus), mais tout de même, c'est bien dit...



L'après Mattéo

Mattéo... Et pourtant nous n'avons pas de garçons. Eh bien désormais moi j'en ai un.
Il s'est présenté à moi sous la forme d'un manuscrit mal relié, blanc et bleu, écorné aux quatre coins, d'une petite centaine de pages, sur le recto seulement - son nom s'étalait sur la couverture en épaisses lettres Antiques, grasses et sans empattement. Rien à voir avec le caractère de mon jeune héros, tout en finesse et sensibilité.

Vous l'avez toutes vu passer, mon Mattéo. Et vous l'avez toutes écarté. Vous en avez eu peur.
Mais vous verrez bientôt l'étendue de ce que vous avez manqué. Il accompagne mes premiers pas dans l'édition... et il sera avec moi, vendredi, pour se défendre devant votre assemblée réunie.
Je ne lui ferai pas défaut.

Et la mascotte?





Elle s'appelle Sépia, elle est mi-cat/mi-suricate, et elle
a d'ores et déjà adopté Céline.
[Pour les autres, on verra]

Un foyer en terrasse



Home Sweet Home pour moi, lieu de rendez-vous pour vous. Avec du thé et des gâteaux, un petit rayon de soleil pour se chauffer la carcasse, soyez les bienvenues sur ma terrasse! Le tout, bien sûr, en contrebas de la fac...

Le Parloir dans le Couloir


Mais, bienveillantes, vous avez finalement affiché vos plus beaux sourires! Merci d'avoir joué le jeu!
N'est-ce pas,
Hélène!
:)

Le Parloir dans le Couloir













A l'heure où
personne ne se doute encore de mes intentions... machiavéliques...

Start Up'

Loin de moi l'espoir *inavoué* de me faire la main sur ce blog pour être plus à l'aise en cours, mais tout de même ça peut avoir du bon.
Mais c'est aussi le moyen que j'ai trouvé pour nous permettre de rester une classe unie et solidaire tout au long des années que nous allons partager :) ...
Et pour nous permettre aussi de faire circuler les infos qui nous concernent toutes, les tuyaux, les sorties, les bons plans les projets le boulot, et de partager nos impressions et nos doutes. Tout un programme.
J'espère que vous serez nombreuses (au moins 14) à vous rallier à ma cause pour faire de ce blog une vraie plaque tournante dans notre formation.
Parce que Facebook c'est bien, mais Blogger c'est mieux.

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